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No life ma vie mon oeuvre

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guizmodu62600

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Coucou moi c'est Nathan je sais pas du tout comment fonctionne un blog ca va etre drôle je me suis dit que pour mettre un peu ce que je fais dans ma vie ou avec mes potes ca pouvait être marrant donc ben voila je vous laisse mater pépére allez a plus

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  • Chapitre 2
    Chapitre 2: Le soleil se levait doucement...
  • Chapitre Premier
    Chapitre 1 Iarhil marchait le long de la...
  • Début du livre : Le guerrier des temps...
    Prologue: La pluie détrempait la piste...

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Début du livre : Le guerrier des temps anciens ( C'est de moi et c'est nul )

Prologue:

La pluie détrempait la piste mais l'odeur de la mort se ressentait des lieux à la ronde. Edhelion marchait en tête du groupe d'Elfes. Partout où se posait son regard il ne voyait que des cadavres d'hommes et de femmes ayant été massacrés . La barbarie d'une telle attaque ne pouvait provenir que d'une seule race celle des Orques. La tristesse se lisait sur les traits des membres de l'expédition. Rien ne laissait prévoir une telle attaque si près du territoire elfique. Dans quel but et pourquoi avaient-ils tués toutes ces personnes. Seule la folie avait pu guider les orques à commettre un tel forfait si loin de leur territoire.
L'ordre fut donné aux marcheurs elfes d'enterrer les victimes dans une sépulture décente afin d'empêcher les animaux sauvages environnants de se nourrir des cadavres.
Edhelion cherchait des indices sur l'attaque parmi les débris. Il lui sembla entendre un gémissement non loin de l'endroit où il se trouvait. Etait-il prudent de se déplacer si loin du groupe ou devait-il attendre du renfort pour voir ce dont-il s'agissait. La curiosité pris le dessus. Instinctivement il sortit son épée du fourreau et se dirigea vers l'endroit d'où partait le bruit. Cela semblait venir de dessous le corps d'une femme. A en juger par ses blessures, elle avait reçu un coup d'épée au niveau du coeur, sa mort avait du être rapide. Elle gisait façe contre terre mais dans ses bras tenait quelque chose. Edhelion retourna avec beaucoup d'attention le corps de la femme pour voir ce dont il s'agissait. Il découvrit une sorte de paquet entouré d'une couverture. Au moment où il allait le prendre celui ci remua. Il ouvrit la couverture et ce qu'il aperçut lui fit oublier pour quelques instants la désolation du lieu où il se trouvait. Il prit le paquet et appela un des marcheurs. Dans ses bras reposait un bébé humain, un garçon, seul survivant de cette attaque. Il ne possédait aucune blessure apparente et semblait en parfaite santé. Mais un détail retint l'attention du marcheur. Il regarda avec attention les pupilles du nourisson qui était étonnamment pâles. Il passa sa main au dessus du visage de l'enfant mais aucune réaction n'eut lieu. L'enfant était aveugle.
Edhelion décida de ramener le bébé au village elfique et de laisser le conseil déterminer de son sort. Mais avant de rentrer il y avait encore fort à faire. On avait sélectionné six elfes pour suivre la piste des orques afin de leur faire payer le prix d'une telle infamie et par la même occasion connaître les motivations d'une telle attaque. Hormis les six sélectionnés, la troupe repartit quelques heures plus tard dans la soirée et arriva au village tard dans la nuit. Edhelion prit avec lui l'enfant et le confia à sa femme Tara. Elle avait donné naissance elle aussi à une fille deux mois auparavant et fut ravi de s'occuper du petit humain.
Le garçon portait des linges d'une grande qualité ce qui intrigua Edhelion. La caravane de voyageurs était plutôt de genre modeste, quelque chose clochait. Il faudrait qu'il fasse part de ses interrogations à la réunion du conseil de demain.
Il laissa sa compagne avec l'enfant et alla dans la chambre de sa fille. Elle dormait profondément. Il alla à son tour s'endormir épuisé et soucieux du sort de l'enfant. Il ne savait pas pourquoi mais une force invisible l'avait ammené jusqu'à lui et il était désormais persuadé que cet enfant avait une grande importance.
Il se réveilla au petit matin enfila ses vêtements et se dirigea dans la salle du conseil. De nombreux anciens étaient déjà arrivés et tous connaissaient l'existence du mystérieux survivant aveugle.
Le doyen du conseil prit place et imposa le silence d'un geste de la main. Les six elfes ayant traqués la piste des orques étaient revenus avec une nouvelle à la fois rassurante mais étrange en même temps. Les orques avaient étés détruits par une force magique mais aucun indice ne permettait de savoir de qui ou de de quoi il s'agissait. Des murmures s'élevèrent dans la salle et le doyen demanda à Edhelion de s'approcher.
« Que peux tu me dire sur l'enfant? » demanda Gralin le doyen du village.
« Pour l'instant peu de choses, hormis sa cessité, aucun signe sur ses vêtements, aucun nom, seule la richesse de ses habits laisse supposer qu'il est d'origine noble. Cependant sa présence dans cette caravane n'est pas normale et le fait qu'une femme bien que se sachant mourante mette un point d'honneur à préserver la vie d'un bébé au détriment de la sienne mérite réflexion. Il y a aussi cette histoire d'orques retrouvés morts mystérieusement, tout cela ne présage rien de bon et je serais d'avis de garder secret le fait que l'humain à survécu, du moins pour le moment le temps d'éclaircir toute cette histoire. »
« Soit, Edhelion, en temps que meilleur guerrier et archer du village je fais confiance à ton jugement et approuve ta décision. Je suggère aussi de garder cet enfant parmis nous le temps de savoir qui il est. Mais si nous ne trouvons pas de réponses à nos questions qu'allons nous faire de lui. », s'exclama Gralin.
« Si un tel cas devait arriver je suis prêt à élever cet enfant comme mon propre fils. », déclara Edhelion. De nouveau des murmures envahirent la salle du conseil.
« Silence! », hurla Gralin. « Bien je pense que tout à été dit. Si effectivement l'enquête mène vers une impasse cet enfant sera élevé comme l'un des notres. »
A ces mots le conseil prit congé. Tara rejoignit Edhelion l'enfant dans ses bras.
Il dormait paisiblement à l'abri désormais de toutes menaces.
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#Posté le mardi 18 décembre 2007 09:39

Chapitre Premier

Chapitre 1

Iarhil marchait le long de la route menant au village. S'appuyant de son bâton il écoutait avec attention tout les bruits de la forêt. Il avait du apprendre à maitriser et à développer ses sens. Bien qu'étant aveugle de naissance il savait se déplacer sans difficulté dans la forêt environnante. Son accuité auditive était l'égale d'un elfe ce qui pour un humain était remarquable. Il descendait tranquillement le sentier quand il entendit un craquement de branche non loin de lui vers la droite. Il s'immobilisa et se mis en position de défense le sourire aux lèvres. Il sentit un déplacement d'air se rapprochant de lui et para de son bâton l'attaque de son assaillant. Le bâton que tenait celui-ci vola dans les airs et atterrit quelques mètres plus loin.
« Quand vas tu enfin grandir? Je t'ai senti me suivre depuis plus d'une heure grande soeur. »
« Tu sais bien que tu es le seul adversaire du village qui me résiste encore petit frère et de plus je suis persuadé que je finirais par gagner un jour ou l'autre. »
« A ta guise mais je préfère te le dire tout de suite si tu veux réussir un jour à me battre arrête de chantonner en me suivant j'entend tout. »
« J'y penserai, j'y penserai. » dit Kelemia d'un air malicieux.
Tout deux éclatèrent de rire et reprirent ensemble le chemin du village.
En réalité même si elle ne voulait pas l'avouer la demi soeur elfe de Iarhil n'aimait pas qu'il se promène seul. Elle était très proche de son frère et l'avait protégé depuis qu'il était tout petit. Il n'avait pas toujours été aussi fort et son apprentissage de la vie au sein de la communauté elfique ne fut pas de tout repos. Il avait passé des années à déchiffrer les sons, les odeurs, les objets et les choses qu'il touchait. Au début personne ne pensait qu'il pourrait survivre dans un tel environnement. Mais sa soeur l'avait toujours encouragé. Il est vrai que les humains et les elfes n'ont pas le même mode de vie. Mais l'éducation qu'il reçut et sa volonté d'aller de l'avant firent taire rapidement ceux qui le croyait faible.
Il possédait une force intérieure, une aura que tous percevaient. Au fil des années, il maitrisa et surdéveloppa tout les sens qu'il lui restait.
Il avait appris à combattre avec son père adoptif Edhelion. Le bâton était son arme de prédilection. Même devant un adversaire armé d'une épée il sortait vainqueur du combat. Il pouvait ressentir les déplacements d'air des armes qui l'attaquait et parer au mieux. Certains parmi les elfes murmuraient qu'il n'était peut être pas entièrement humain et qu'une magie émanait de lui. Mais aucun de ceux du village ne le détestait ou ressentait de l'antipathie pour lui, il était considéré comme l'un des leurs.
Ils arrivèrent enfin au village et de nombreux enfants vinrent à leur rencontre, les saluant au passage. Kelemia et son frère les saluèrent à leur tour puis il se dirigèrent vers la maison familiale.
Leur mère attendait sur le pas de la porte, elle affichait un grand sourire et embrassa ses deux enfants avant de les laisser rentrer à l'intérieur.
« Comment s'est passé votre b allade? » leur demanda t'elle.
« Rien de bien particulier à vrai dire hormis Kelemia et sa perpétuelle obsession à vouloir m'attaquer par surprise. »
« Votre père vous a pourtant mis en garde, il ne veut plus que vous vous battiez l'un l'autre. Kelemia, je ne veux plus que tu ennuis ton frère ai-je été assez claire. »
« Oui mère, c'est promis! » dit-elle en croisant les doigts derrière son dos.
L'impertinence de la jeune elfe ainsi que son indiscipline avait été source d'ennuis pour ses parents. Elle ne savait pas rester en place et elle cherchait perpétuellement les embêtements. Cela lui avait valu quelques rixes avec d'autres de ces congénères et bien souvent quand elle se retrouvait dans une position inconfortable, elle pouvait toujours compter sur son frère pour l'en sortir. Il s'en suivait un rappel à l'ordre de son père le tout accompagné par des exercices afin de calmer son tempérament.
Edhellion entra dans la maison quelques minutes plus tard. Il avait le regard grave et déterminé et semblait en même temps préoccupé par quelque chose.
« Bonsoir père! » dirent Iarhil et Kelemia heureux de le voir de retour.
Leur père était parti chasser avec plusieurs guerriers depuis plus d'une semaine hors du village afin de ramener assez de gibiers avant l'arrivée de l'hiver. Le gibier se faisant plus rare à cette époque de l'année, il était nécessaire de stocker et de conserver toute la nourriture afin de ne pas mourir de faim.
« Bonsoir » répondit sobrement leur père.
Il semblait fatigué au son de sa voix, se dit intérieurement Iarhil. Cela le surprit. Ce n'était pas la première fois qu'il partait chasser et d'habitude il revenait toujours avec le sourire mais là il y avait un problème et Iarhil le détecta tout de suite. Il décida de garder pour lui ce qu'il ressentait et d'en faire part à son père plus tard dans la soirée lorsqu'il serait seul avec lui.
Le repas fut servi et les discussions tournèrent principalement autour de l'expédition de leur père. La chasse avait été satisfaisante et permettrait au village de ne manquer de rien. Au moment de quitter la table Edhellion demanda à son fils de l'accompagner dehors car il devait lui parler en tête à tête.
Ils marchèrent un moment silencieusement puis Edhellion prit la parole.
« Mon fils, il est temps désormais que je t'apprenne des choses concernant ton passé que je ne pouvais te réveler auparavant. »
« Je...Je t'écoute père » répondit Iarhil la gorge nouée.
« Il y a maintenant dix huit années que tu as été recueuilli parmis nous. Et il est temps que tu connaisses la vérité. Tu n'a pas été abandonné en raison de ton infirmité par ta mère sur le bord d'une route. Je t'ai menti. »
« Quoi, mais qu'est ce que ... »
« Laisse moi t'expliquer toute l'histoire ensuite je répondrais à tes questions tu veux bien? »
« Je...oui très bien. »
« Tu n'es pas un enfant abandonné mais le seul survivant d'un massacre perpétré par une troupe d'orques. Lorsque je t'ai trouvé, je t'ai ramené avec moi au village et j'ai pris sur moi de t'élever comme mon propre fils avec l'accord du conseil. Dans le même temps, une enquête était dilligenté pour connaître les raisons de ce massacre et pour déterminé ton identité. Tu avais été caché aux yeux des orques par une femme qui est morte en te serrant contre elle. Tes vêtements étaient ceux que portaient les riches familles, pourtant la caravane dans laquelle tu voyageais était celle de paysans.
Selon moi, une personne a tenté de te cacher et t'emmener dans un endroit où personne n'aurait pu te faire du mal. Malheureusement, une autre personne était au courant et a voulu t'éliminer par le biais d'une attaque d'orques. La bêtise de ces êtres t'a sûrement sauvé la vie. Ils ont du recevoir l'ordre de tuer tout le monde mais aucune précision au sujet d'un bébé. On a retrouvé quelques heures plus tard la troupe d'orques exterminés, une magie était à l'oeuvre mais aucun indice ne nous a permis de remonter la piste plus en amont. Le commanditaire ne voulant pas qu'on remonte jusqu'à lui à détruit tout ce qui aurait pu le compromettre.
Les mois qui ont suivis ont été consacrés à découvrir ton identité mais pas la moindre information, rien ne nous a permis de déterminer qui tu étais rien jusqu'à aujourd'hui.
Un long silence se fit avant qu'Edhelion reprenne la parole.
Des troupes d'orques ont dévastés un village humain se trouvant en amont de la montagne à une dizaine de lieux d'ici. Nos hommes ont récupéré l'un des survivants du massacre alors que nous campions non loin de là. Il était blessé mais sa vie n'était pas en danger. Nous l'avons soigné et il nous a ensuite raconté les raisons de l'attaque de son village. Les orques ont rassemblés les hommes et les femmes au centre du village et ont demandés si il y avait un jeune homme aveugle vivant parmi eux ou si ils avaient eu connaissance de quelqu'un correspondant à cette description. Le chef de village expliqua qu'aucun des habitants était aveugle et que personne n'avait entendu parlé d'un tel individu vivant dans les environs.
Les orques séparèrent alors les hommes des femmes et les massacrèrent jusqu'au dernier. Le survivant de l'attaque a survécu en se cachant sous un mont de cadavre et il a attendu durant plusieurs heures après le départ des orques avant de s'enfuir.
Aucun de nous ne lui a parlé de ton existence mais la coïncidence est troublante. Il semblerait que celui qui a voulu ta mort par le passé soit au courant que tu es toujours vivant. Il fallait donc que je te dise toute la vérité pour que tu connaisse les dangers qui te guettent.
De nouveau le silence se fit.
« Que dois je faire selon toi, père? »
« Tu dois quitter le village pour ta propre sécurité et te cacher dans un endroit plus sur le temps que j'en apprenne plus sur ces orques et celui qui les manipule. »
« Ne puis je pas t'accompagner dans cette quête, je sais parfaitement me défendre! »
« Je ne doute pas de ta bravoure ni de tes capacités au combat, seulement tu représente une menace pour quelqu'un et cette personne n'hésite pas à sacrifier des centaines d'innocents dans le seul but de mettre la main sur toi. Je ne veux pas qu'il te fasse le moindre mal et je préfère te mettre à l'abri pour l'instant, le temps d'y voir plus clair. »
« Soit, quand dois je partir? »
« Cette nuit. Personne ne doit savoir que tu es parti. Une petite escorte composé de mes plus fidèles guerriers t'accompagnera. »
« Quoi, mais et mère et Kelemia, je ne peux même pas leur faire mes adieux? »
« Je leur annoncerai plus tard que tu as du partir contraint et forcé sur ma décision. Je sais tout le pénible d'une telle action mais crois moi c'est la meilleure solution. Tu connais ta soeur, si elle savait que tu partais elle chercherait à tout prix à t'accompagner et je ne veux pas exposer un autre de mes enfants à un quelconque danger. Je sais que tu es d'accord avec moi, au fond de toi tu sais que c'est la solution la plus sage. »
Après un long moment de silence, le père prit le fils dans ses bras et Iarhil déclara:
« Tu as raison, je vais rassembler mes affaires, préviens moi quand le départ aura lieu. »
Iarhil s'éloigna en direction de sa chambre le coeur lourd, des larmes coulant le long de ses joues. Il allait dire adieu à tout ce qu'il avait connu. Ses amis, sa famille, il devait tout quitter. Il prépara son sac, y mis quelques vêtements et un peu de nourriture et attendit le signal de son père.
Il ne se doutait pas que tapi dans l'ombre un être l'observait

***

Edhelion entra dans la chambre et réveilla Iarhil. Sans un mot tout deux sortirent de la maison et se dirigèrent en direction du Conseil. Là bas, cinq elfes attendaient en silence et prêt à partir. Edhelion présenta à Iarhil les membres de l'expédition. Il connaissait chacun des elfes présents. Il y avait Kreghel, Taural, Feaniss, Dreshan et Hagreshan les deux jumeaux, les meilleurs combattants elfes de tout le village, qui rivalisait d'adresse avec Iarhil en combat singulier, et qu'il comptait parmi ses meilleurs amis.
La nouvelle de leur présence réconforta un peu le jeune homme. Il se sentirait moins seul en présence de ces deux là.
Edhelion emmena son fils à l'écart et lui fit ses adieux, il l'embrassa et lui promit de venir rapidement le rejoindre dès qu'il aura éclairci toute cette histoire.
Iarhil rejoignit la petite troupe et disparut quelques instants plus tard.

***

Cela faisait deux jours que les elfes étaient partis du village et pour l'instant on ne déplorait aucun incident. Ils évitaient soigneusement les routes et les sentiers pour plus de sécurité afin de ne pas rencontrer de caravanes de voyageurs, des marchands ou tout simplement une troupe d'orques. Ils se dirigaient vers le sud, là où se trouvait la forteresse royale des elfes. Edhelion avait jugé que ce serait le meilleur endroit pour la sécurité de son fils. La cité possédait une armée de dix mille elfes, une des plus grandes armées des terres du sud et la forteresse était réputé comme inpénétrable.
Il restait encore une bonne semaine de marche avant d'atteindre leur objectif. La cessité de Iarhil ne lui permettait pas d'avancer aussi vite que ses camarades mais personne ne s'en plaignait. Le jeune homme repensait souvent à la dernière conversation qu'il avait eu avec son père. Il aurait bien aimé savoir qui il était réellement et connaître le nom de celui qui cherchait à le tuer. La troupe marqua une pause. Ils décidèrent de camper là car la nuit approchait. Iarhil mangea très peu, il n'avait pas d'appétit. Il se sentait traqué, observé. Il n'en avait parlé à personne mais au fond de lui il savait que quelque chose ou quelqu'un se trouvait aux alentours. Il se leva et se dirigea dans les ténèbres sans un bruit à la rencontre du mystérieux poursuivant.

Iarhil attendait que la présence se manifeste d'elle même. Il ne se sentait pas en danger. Il voulait des réponses et il espérait bien en avoir cette nuit.
Un craquement de branches lui indiqua que son invité nocturne était arrivé.
« Tu n'es pas facile à trouver pour un simple humain tu sais. Je te cherche depuis des années et j'ai bien failli perdre ta trace dans ton ancien village. Si je ne t'avais pas vu le soir de ton départ je serais certainement parti vers d'autres pistes. »
La voix de l'inconnu était celle d'une personne assez agé, elle soufflait bruyamment et semblait respirer avec difficulté.
« Qui êtes vous et pourquoi me chercher vous? »
« Je m'appelle Parahl, modeste magicien et voyant de temps à autre. »
Il semblait trouver la situation comique puisqu'il se mit à rire aux éclats.
Que pouvait bien lui vouloir un magicien.
« J'ai fait un rêve de toi il y a de cela des années mon garçon. Tu apparaissais,enfant dans ton village, les enfants elfes te regardaient avec curiosité et amusement de temps à autre. Puis le rêve changeait et tu revenais plus agé dans une forteresse noire où toute vie semblait avoir cessé d'exister. Cette forteresse, vois tu, je la connais bien malgré cela je ne peux t'en dire davantage. Sache simplement que ton importance est grande pour toutes les races de cette terre. Je peux te dire néanmoins ceci, dans mon rêve tes yeux étaient différents. Ils brillaient d'un bleu étincellant, symbole d'une force magique à l'oeuvre. Dans mon rêve Iarhil, tu avais retrouvé la vue. »
Iarhil fronça les sourcils.
« Que me chante tu là magicien, selon toi je serais quelqu'un d'important mais tu ne veux pas me révéler tout ce que tu sais, je dois dire que je suis quelque peu sceptique. »
« Au début je n'ai pas pris mon rêve au sérieux. Mes dons de prémonition et de vision du futur ne sont plus aussi fiables que dans ma jeunesse. J'ai eu quelques ennuis de santé qui n'ont rien arrangés aux choses. Mais avant que je continue mon histoire, pourrais tu dire à tes deux amis de baisser leurs arcs, c'est assez énervant de parler quand on est menacé. »
Dreshan et Hagreshan se tenaient derrière le magicien prêt à abattre celui-ci au moindre mouvement suspect.
« Baissez vos armes, il ne m'arrivera rien. Faites moi confiance, je sens qu'il ne représente pas un danger. »
Les deux elfes obéirent mais restèrent avec Iarhil, juste au cas où il se tromperait sur les intentions du magicien.
« J'ai une proposition à te faire jeune homme. Laisse moi t'accompagner jusqu'à la forteresse elfique et me permettre d'en apprendre davantage sur toi. Tu es loin d'être ordinaire, fais moi confiance, j'ai enseigné la magie à bon nombre de personnes et je peux te dire qu'il y a de la magie en toi. »
« Qui me dit que tu n'es pas un espion à la solde de ceux qui cherche à me tuer, comment être sur de ta loyauté? »
« C'est simple mon garçon, il te suffit de laisser parler tes sentiments, ta conscience, ce que tu ressens au fond de toi. Ton instinct de survie est surdéveloppé, tu as appris à faire confiance à tout tes autres sens. Mais il y a un sens au dessus de tout les autres qui te permet de juger qui sont les gens de confiance et qui sont tes ennemis. C'est l'une de tes habilités magique. Il faut simplement l'accepter et ne pas laisser tes croyances bloquer ce processus. Tu es le seul qui sache qui je suis en réalité. »
« Je ne pense pas que tu sois venu en ennemi mais pour plus de sécurité mes amis et moi t'emmeneront sous bonne garde. Nous dirons que tu es un hôte de luxe et non un prisonnier. J'en suis navré mais je préfère ne prendre aucun risque. »
« Soit, après tout je ne m'en plaint pas, du moment que je t'accompagne. Puis tu verras, je peux être très utile en cas de nécessité. »
« Je n'en doute pas, mais nous en reparlerons demain. Nous allons nous reposer et dormir ici cette nuit puis nous partirons à l'aube. Une longue marche nous attend. Bonne nuit Parahl.
« Bonne nuit mon garçon. »
Iarhil laissa le magicien seul en compagnie des deux elfes qui lui serviraient de geôliers durant leur parcours. Il avait du mal à digérer toutes les informations qu'ils avaient reçu ces jours derniers. Il était épuisé non pas physiquement mais mentalement. Il ferma les yeux et laissa son corps se détendre. Il sentit l'air frais sur sa peau qui le calma un peu puis il s'endormit.
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#Posté le mardi 18 décembre 2007 09:42

Chapitre 2

Chapitre 2:

Le soleil se levait doucement mais Kabal était debout depuis bien longtemps. Il s'occupait de la ferme et de toutes les taches qu'il lui avait été assigné la veille. Cela faisait maintenant deux ans qu'il travaillait ici et il s'était facilement intégré à son nouveau milieu. Kabal était arrivé alors qu'une troupe de bandits terrorisait la ferme et les villageois alentour. Les bandits n'hésitaient pas à tuer quiconque refusait de leur obéir. Lorsqu'il ordonna aux voleurs de passer leur chemin et de cesser d'importuner les gens du village, il ne reçut en réponse que des rires de leur part.
Puis comme il insistait, ses auditeurs ne le trouvèrent plus du tout drôle et décidèrent de le faire taire une fois pour toute. Ce fut la dernière erreur de leur vie de débauche et de rapines.
Kabal était en réalité un redoutable guerrier, il avait connu trop de guerres et son esprit et ses rêves étaient hantés par les monstruosités des hommes commises sur les champs de bataille. Il était parti loin des batailles pour tenter d'oublier avec le temps et voulait dans la mesure du possible ne plus avoir à tuer qui que ce soit. Seulement ces hommes menaçaient des personnes innocentes et dans l'esprit de justice qui était le sien il se devait d'intervenir. Après les avoir massacrés jusqu'au dernier, il demanda aux villageois de brûler les corps et de faire disparaître toutes traces de leur passage.
Les villageois lui étant redevable, demandèrent ce qu'il voulait en échange. Comme il cherchait un endroit paisible loin des combats, il resta vivre parmi eux et travaillait depuis comme fermier jusqu'à ce jour.
Il était en train de nettoyer les écuries et nourrir les chevaux quand les orques attaquèrent. Ils étaient une vingtaine et rassemblaient les villageois. Des souvenirs affluèrent de nouveau en Kabal, l'odeur du sang, des batailles menés contre ce peuple barbare qu'étaient les orques. Il connaissait parfaitement la mentalité de ces êtres et leur goût en ce qui concerne la barbarie. Il savait ce qu'il devait faire mais il ne voulait pas mettre la vie des autres en danger. Il comptait sur l'arrogance et la bêtise des orques pour réussir dans son plan.
Il se dirigea dans le fond d'un box et retira une latte de bois. Il sortit de la cachette une étoffe de laine assez longue qui servait de protection à son épée. Une lame qui normalement se tenait à deux mains mais pas pour Kabal. Il savait parfaitement manier l'épée à une main et il allait rappeler aux orques le goût de la peur.
Il sortit de l'écurie épée au clair et se mit face à l'ennemi. Les orques incrédules le fixèrent médusés puis l'un d'eux poussa un grognement et fonça sur Kabal. Celui-ci attrapa le manche de son épée et avec une rapidité surnaturelle décapita l'orque qui s'apprêtait à le tuer. Ne laissant plus aucune place à la raison, tous se précipitèrent sur lui mais malgré la supériorité numérique, Kabal armait son bras et éliminait tel une machine de guerre tout ses assaillants. Lorsqu'il ne resta plus que six orques, l'ordre fut donné de battre en retraite. Une fois de plus le village était sauvé grâce à Kabal.
Les orques s'enfuirent la peur au ventre et ils ne chercheraient pas à y revenir avant longtemps.
On brûla les corps des créatures mortes et on soigna les quelques blessés de l'attaque.
Quand tout fut rentré dans l'ordre, les villageois vinrent remercier chaleureusement leur hôte de marque.
Kelemia avait tout vu du haut de la colline bordant le village. Elle avait été fasciné par la technique de combat de cet homme. Elle était partie le soir suivant le départ de son frère. Son père ayant été plus que flou sur les raisons du départ de Iarhil, elle voulait connaître la vérité. Elle avait donc suivi sa piste depuis deux jours, elle marchait la nuit et se reposait le jour. Elle était arrivé à proximité du village et comptait sur l'hospitalité des villageois pour s'y reposer. Une fois que tout fut fini, elle se dirigea vers le village. Tous la dévisagèrent avec inquiétude, peu d'hommes avaient eu le privilège de voir des elfes et après ce qu'ils venaient de subir, il était normal d'avoir peur.
Kabal prit alors la parole.
« N'ayez pas peur cette fille est de race elfique, elle n'est pas du côté de nos ennemis. Elle n'est pas un danger, rassurez vous. »
La tension redescendit d'un cran et certains allèrent à la rencontre de Kelemia pour en apprendre plus sur elle.
Kabal s'approcha et demanda à la jeune elfe de l'accompagner pour se présenter devant le chef du village. Elle accepta sans poser de questions, Kabal en tête montrant le chemin.
Le chef était un vieux fermier chauve, le regard absent, préoccupé par ce qui s'était passé dans la matinée. Il demanda à Kabal et Kelemia de s'asseoir puis se présenta.
« Je m'appelle Jona, je ne sais pas qui vous êtes jeune fille mais vous avez mal choisi votre moment, nous venons d'essuyer une attaque d'..... »
« Elle est au courant Jona, elle nous observait du haut de la colline. » coupa Kabal.
Kelemia s'empourpra de colère et de frustration.
« Comment saviez vous que je vous observais? » dit-elle.
« Chacun a ses petits secrets jeune fille, c'est tout ce que je peux vous dire pour le moment. »
« Cela ne répond pas à ma question, rappela Jona, qui êtes vous et que venez vous faire ici? »
« Je suis à la recherche de mon frère, je suis persuadé qu'il est en danger et je suis sur sa piste depuis deux nuits. Pourriez vous me laisser me reposer ici la journée afin que je reprenne ma route ce soir. »
« Qu'en pense tu Kabal? » demanda Jona
« Voilà une histoire bien singulière, cependant les elfes sont les alliés des hommes contrairement aux orques je ne vois pas de raison de lui refuser ce qu'elle demande. »
« Très bien dans ce cas c'est avec plaisir que nous vous offrons l'hospitalité, mademoiselle...? »
« Kelemia, je m'appelle Kelemia. »

***

La journée était bien avancée lorsque Kelemia se réveilla. Elle rangea ses affaires pour se préparer au départ. Le village avait retrouvé son calme et chacun vaquait à ses occupations habituelles. Elle demanda où trouver Kabal. Cet homme intriguait beaucoup la jeune elfe et elle voulait en apprendre plus sur sa vie. Il était clair qu'il était tout sauf un simple fermier. Elle se dirigea vers sa demeure et frappa à la porte avant d'entrer.
Kabal était assis et l'invita à prendre place à sa table.
"Vous êtes vous bien reposé jeune demoiselle?" demanda t'il en souriant.
"Très bien je vous remerçie encore pour votre accueil, j'espère qu'il n'y a pas de blessés trop gravement touchés par l'attaque de ce matin."
"Non. Rassurez vous nous ne déplorons que des blessés légers. Mais parlons un peu de vous. D'où venez vous exactement et pourquoi recherchez vous votre frère?"
Ne voyant pas de raison de lui cacher la vérité Kelemia raconta son histoire depuis son départ du village.
"Je viens du village de Norkelm et je suis sur les traces de mon demi frère humain Iarhil, mon père Edhelion a jugé que sa sécurité dans notre village était compromise, des orques cherchant activement à le retrouver. Seulement il n'a pas voulu m'expliquer pourquoi ni l'endroit où il était parti. Le jour même, mon père et une troupe de ses meilleurs guerriers sont partis pour essayer de comprendre les raisons de cette traque. J'ai décidé de désobéir à mon père et de rejoindre Iarhil là où il se trouve."
Kabal resta pensif quelques instants avant de répondre.
"Je vois mais si les orques cherchent un homme, il peut s'agir de n'importe qui, dans ce cas je suppose que votre frère est connu de ses poursuivants."
"Mon frère n'est pas si ordinaire, il est aveugle et c'est ce que recherche les orques."
"Comment se fait-il qu'un humain, de surcroît aveugle vive parmi les elfes?"
"Nous l'avons recueilli à sa naissance, et élevé comme l'un des notres." répondit Kelemia.
"C'est très rare qu'une telle chose se produise, je pense que vôtre père ne vous a pas tout révélé en effet. Des zones d'ombres subsistent sur le passé et le présent de vôtre frère. Des orques cherchant un humain aveugle, ce n'est pas la première fois que j'entend cette histoire. Les attaques d'orques se font de plus en plus courantes dans la région. Les survivants de ces attaques ont expliqués que les orques cherchaient un garçon aveugle. Troublante coincidence, vous ne trouvez pas, vôtre père a du entendre parler de cela et pour son bien a envoyé vôtre frère dans un lieu où il sera mieux protégé."
"Pourquoi les orques cherchent-ils à mettre la main sur lui?"
"Seul vôtre père connait ou connaitra les réponses à ces questions. Pour plus de sécurité je vais t'accompagner là où ton frère à été emmené, les routes sont peu sûres, j'ai donné des ordres durant mon départ pour que les habitants du village restent vigilants en cas d'attaque, j'ai entrainé au combat plusieurs fermiers, ils devraient pouvoir tenir en respect une troupe d'orques suffisamment armés."
"Je sais me défendre toute seule et puis d'abord je vous connais à peine qui me dit que je peux vous faire confiance."
"Vous avez le choix entre voyager seule et être capturée par les orques ou venir avec moi et rester en vie, je ne doute pas de votre bravoure mais je ne pense pas qu'une personne aussi jeune que vous soit capable de résister à une troupe ennemi bien entrainé au combat."
"Vous avez l'air bien sur de vous, peut être qu'une démonstration de mes capacités remettra en question vôtre jugement."
"Ne soyez pas ridicule vous avez vu ce qu'il s'est passé ce matin, vous n'avez aucune chance. Et puis j'ai un principe je ne me bat jamais contre les dames même si il s'agit d'une ravissante elfe susceptible."
"Quoi, moi susceptible!" hurla Kelemia rouge de colère."Vous n'êtes qu'un sale humain arrogant."
"D'accord, d'accord, je m'excuse, je m'excuse. Cessons de nous chamailler, accepte tu que je t'accompagne dans ta quête oui ou non."
Kelemia réfléchit plusieurs secondes dans sa tête pesant le pour et le contre. Il était vrai qu'en cas de rencontre avec des orques elle ne ferait pas le poids, elle savait se battre mais pas aussi bien que Kabal. Elle devait faire confiance à son instinct pour juger celui-ci. Finalement elle déclara:
"J'accepte ton aide, j'espère juste que je n'aurais pas à le regretter."
"Ne t'en fais pas je ne parle pas beaucoup, je suis du genre soupe au lait et je ne fais moi non plus confiance à personne d'autre que moi, je peux donc comprendre tes peurs ou tes craintes envers moi, mais je te promet de t'amener à ton frère saine et sauve et je n'ai qu'une parole."
"Bien dans ce cas je vais préparer le reste de mes affaires et nous partirons dès que tu sera prêt."
"Je t'enverrais quelqu'un pour te prévenir de l'heure du départ, repose toi tant que tu le peux encore."
Kelemia se leva et sortit de la maison. Elle resta un moment immobile à regarder le ciel, le paysage. Elle se demandait où était son frère, elle savait au fond de son coeur qu'il allait bien mais une inquiétude grandissait en elle jour après jour. Elle devait le retrouver, quoi qu'il lui en coûte elle le retrouverait. Elle resta ainsi plusieurs minutes encore puis rentra préparer ses affaires.

***

On vint frapper à la porte en fin de soirée. Kelemia ouvrit et un jeune paysan demanda de le suivre jusqu'à la maison de Kabal. Elle prit ses affaires et l'accompagna. Kabal se tenait devant sa porte, épée solidement attachée dans son dos, plus un petit sac qui contenait quelques vivres pour le voyage. Le jeune homme le salua et se retira aussitôt. Kabal prit la parole:
"Bien, j'ai prévenu Jona de mon départ, je pense qu'il n'y aura pas de nouvelles attaques orques d'ici peu. Le fait qu'un seul homme arrive à mettre en échec un bataillon doit les inquiéter. Malgré tout si ils reviennent, un plan d'évacuation est prévu et il ne devrait pas y avoir trop de blessés si l'alerte est donnée à temps. Je peux donc partir sans trop de craintes, du moins je l'espère."
"Tu peux encore rester, je ne t'oblige en rien."
"Non, ma décision est prise, ne t'en fait pas, ils ont vécus avant sans moi et ils y arriveront encore, après tout je ne suis pas éternel, mon absence ne le sera pas non plus."
"Très bien, si tu es décidé, il est temps de partir dans ce cas."
"Oui, allons y jeune Kelemia montre moi le chemin."
Ils sortirent du village dans un silence de mort, Kelemia en tête suivi de près par Kabal. Lorsqu'ils atteignirent le sommet de la colline, Kabal se retourna et regarda le village en contrebas. Il resta pensif et déclara tout bas : "Adieu mes amis, je ne vous oublierais jamais."

Cela faisait deux heures qu'ils marchaient en silence quand Kelemia prit enfin la parole.
"Kabal, je ne te l'ai pas encore demandé et à vrai dire je n'osais pas trop abordé le sujet mais pourrais tu m'en dire un peu plus sur toi."
"Bien sur, que désire tu savoir précisément."
"Et bien, tout d'abord où as tu appris à te battre, je crois que je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi habile à l'épée, pas même mon père qui est redoutable au combat, je pense que tu le surpasse, mais je ne peux que supposer, je ne l'ai jamais vu se battre contre un véritable ennemi."
"Merci pour ce compliment, pour tout te dire je n'ai pas toujours vécu dans ce village. Je suis un ancien soldat du royaume de Tryll, peut être as tu déjà entendu parler de ce royaume."
"Un vieil elfe, Moran, avec qui je discutais de temps en temps me racontait les histoires sur son passé et ce qu'il avait vu dans sa vie. Il m'a raconté que ton royaume possédait l'armée d'hommes la plus redoutable sur cette terre, et qu'elle rivalisait avec l'armée royale des elfes. Il m'a aussi expliqué que les soldats étaient les gardiens du royaume."
"C'est exact, il est vrai qu'en tant que soldats nous avons prêté allégance à notre souverain en temps que gardien de la cité."
"Comment t'es tu retrouvé dans ce village." demanda Kelemia intriguée.
"C'est assez compliqué. Les gouvernances étaient trop instables entre les différents nobles de la cour et une lutte intestine opposait les familles les plus riches qui réclamait de plus en plus de pouvoir. Une révolte éclata entre les deux familles les plus influentes de la cour et un massacre s'en suivit entre deux groupes de notre armée, l'un se battant pour l'une des familles et l'autre au nom de la seconde. C'était la première fois que des soldats d'un même royaume se battaient entre eux, ce massacre fut la cause de mon départ. Je ne pouvais pas supporter l'idée de tuer de nouveau mes camarades de combat et d'obéir à des ordres qui ne me paraissait pas justifiable ou justifié. Je me suis donc enfui et après des longs mois d'errance, je me suis arrêté dans ce village pour oublier la guerre et la souffrance. Mais on ne peut pas cesser d'être ce que l'on est vraiment et je reste même si je veux l'oublier un soldat dans mon âme."
"Tu n'es jamais retourné même une fois dans ton royaume, voir si la situation s'était amélioré."demanda Kelemia.
"Non, j'ai seulement eu des échos par des voyageurs ou des marchands. Apparemment, la situation aurait dégénéré, le royaume serait désormais sous la coupe de Falk, un ancien soldat comme moi, sa cruauté n'a pas de limites. Il n'a pas hésité a éliminé tout les autres prétendants au trône. Il se présente comme le nouveau roi de Tryll et règne par la terreur sur les habitants. Le mot honneur et justice est devenu proscrit dans le royaume que je chérissais, si je remettais les pieds là bas je serais assurément éxecuté sans qu'il y ait le moindre procès."
"Mais comment un peuple aussi noble que le tien s'est-il retrouvé dans une telle situation, ça paraît invraissemblable."
"Une partie des soldats, moi inclus, ont enquêtés à ce sujet. Des rumeurs vites fondées planaient sur des mages noirs servant d'éminences grises aux dirigeants réels du pays. Ces mages auraient manipulés l'esprit de nos politiciens pour créer un état de chaos politique. La deuxième partie de leur plan étant de prendre le pouvoir sur le royaume en mettant en avant un leader capable de ramener l'ordre dans la cité."
"Falk serait donc le leader des mages noirs, il ne serait qu'un pion de l'échiquier."
"Tu comprends vite, jeune fille. Au moment où je suis parti, je n'étais pas le seul à quitter le royaume, j'étais écoeuré de ce qu'il s'y passait mais la peur dominait dans les rangs. Je ne voulais pas envoyer mes hommes à une mort certaine alors j'ai pris la décision de partir en leur laissant ce choix, tout quitter et refaire leur vie dans un endroit paisible ou rester et obéir aveuglément. Il faut croire que j'étais un bon commandant puisque ce jour là tous quittèrent le royaume. Plus de cinq cent guerriers se sont donc dispersés et je n'ai jamais revu aucun d'entre eux depuis ce jour."
De nouveau le silence se fit. Kelemia n'en croyait pas ses oreilles, elle avait en face d'elle le commandant d'un régiment de guerriers les plus redoutés de cette terre. Comment aurait-elle pu imaginer cela. Elle éprouvait une grande tristesse pour Kabal, il avait du tout abandonné, son pays, ses amis, pour continuer à vivre en homme libre.
"Pourquoi ne pas avoir demandé l'aide de mon peuple?" dit subitement Kelemia
"Cela va peut être te surprendre mais nous sommes un peuple très fier et nous préférons laver notre linge sale en famille. De plus, les elfes n'ont aucune autorité pour intervenir dans nos décisions politiques tant que nous ne marchons pas sur leur plates bandes. Vos dirigeants ne peuvent intervenir si nous ne leur avons rien fait de mal. Pour faire simple, je vous laisse tranquille alors ne vous mêlez pas de nos affaires. Les elfes ne risqueraient pas d'entrer en guerre avec un peuple aussi puissant que le nôtre, et inversement pour mon peuple. Le fait de rester neutre permet aux deux camps d'éviter un massacre dans les deux sens. Ce ne sont pas les soldats qui sont en cause je te le rappelle mais ceux qui restent dans l'ombre, voilà les vrais responsables, ceux qu'ils faudraient éliminer."
"Qui sont ces mages? Quelles sont leurs intentions à ton avis?"
"Je ne sais pas qui ils sont. Tout ce que je sais, c'est qu'ils sont malfaisants. Ce qu'ils recherchent c'est le pouvoir et la domination. Ils ne pensent qu'à détruire. Le plus inquiétant c'est qu'ils ne se limitent pas à mon royaume, ils ont commencés à s'implanter un peu partout depuis une dizaine d'années. Quand je suis parti, il y a de cela deux ans, j'ai rencontré des personnes ayant eux aussi quitté leur province pour échapper à des mages noirs tuant quiconque se dressait devant leur route. Ils imposent leur doctrine et réduisent en esclavage les bourgades qu'ils ont conquises.
"Mais comment se fait-il que je n'en ai jamais entendu parler avant? Tout ce que tu me dis est incroyable, n'y a t-il personne qui tente de les combattre?"
"Tout ceux qui ont essayés sont morts ou esclaves, et si tu n'a jamais entendu parler de ces mages, c'est en partie parce que leur force réside dans la discrétion d'action. La peur rend muet et ils imposent un tel climat de peur que personne pour l'instant n'ose les défier ouvertement."
"C'est par peur d'eux que tu t'es enfui?"
Kabal stoppa net sa marche et regarda avec fureur Kelemia.
"Comment oses tu me dire que j'ai peur d'eux, je pourrais te tuer sur place pour ce que tu viens de dire. Crois tu vraiment que combattre alors que toute chance de victoire soit nulle fasse de toi un peureux, un couard. N'as tu donc rien écouté de ce que je t'ai dit. J'ai combattu des personnes que je connaissais, que je respectais, qui sur ordre et par honneur ont combattus parce qu'ils avaient foi en leur dirigeants. Ces gens ont étés bernés et sont morts pour rien. Je ne voulais pas faire de mes hommes des martyrs pour une cause qui n'était pas juste. J'aurais donné ma vie si ça avait permis de sauver tout ces hommes."
Kelemia tremblait de peur et de honte, comment avait-elle pu douter de cette homme, elle se mit à pleurer et demanda à Kabal de la pardonner.
Kabal voyant qu'il avait peut être été trop brutal radouçit le ton de sa voix.
"Ne pleure pas, je ne voulais pas te faire peur mais tu dois faire attention à ce que tu dis, ne juge pas un homme et ses actes trop attivement."
"Je te le promet, c'est une bonne leçon pour moi que celle ci crois moi, je ne suis pas prête de recommencer."
"Tant mieux petite, car la route est encore longue et la nuit ne fait que commencer."
"Puis je te demander encore quelque chose Kabal?"
"Bien sur, je t'écoute."
"Les mages noirs, tu as parlé d'esclavage, est ce que ton peuple fait travailler des esclaves dans ton royaume."
"Oui malheureusement."
"Ce sont les soldats de Falk qui asservissent des gens de ton peuple alors."
"Non, en réalité les esclaves ne sont pas des gens du royaume sauf ceux qui se sont révoltés contre le pouvoir en place à ce que j'ai entendu. Les esclaves sont amenés par les chiens fidèles des mages noirs qui leur obéissent aveuglément. Ce sont aussi eux qui font travailler ces pauvres gens."
"Qui sont ces personnes, ces chiens fidèles?"
"Tu les as déjà rencontré Kelemia et pas plus tard que ce matin, ce sont les mêmes personnes qui recherchent ton frère, les chiens fidèles des mages noirs ce sont les orques."










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#Posté le jeudi 20 décembre 2007 09:38

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